lundi 30 juillet 2012

THE DARK KNIGHT RISES - Christopher Nolan - 2012

Après avoir revu "Batman begins", "The Dark Knight" et avoir découvert avec jubilation l'ultime épisode de la trilogie annoncée de Christopher Nolan, ce ne sont pas moins de 7 heures passées aujourd'hui en compagnie de l'homme chauve-souris.

Dès le départ de la saga, Nolan a donné ce côté sombre à Bruce Wayne. Ce côté tourmenté, rongé par la culpabilité liée au décès de ses parents, habité par la peur et la colère, puis hanté par le décès de la seule femme qu'il ait aimée. La densité que Nolan a redonné au personnage de Batman et ses libertés d'adaptation, m'ont réconciliée avec le chevalier noir.

Christian Bale est sans doute le meilleur Batman qui soit. Le Batman rêvé. Cet acteur polymorphe, capable de jouer des rôles extrêmes, démontre une fois de plus qu'il est fait pour ce rôle. Le regard intense lorsqu'il revêt le costume, ou plutôt l'armure, de l'homme chauve-souris, et l'âme tourmentée et sombre de Bruce Wayne. Christian Bale donne de l'intensité à ce personnage. Et le "concept" de Nolan de faire de Batman une "idée" plus qu'un personnage fonctionne merveilleusement bien dans ce dernier épisode.

Le vrai méchant de cet ultime volet c'est Bane (Tom Hardy, un acteur qui me fascine). Un terroriste sans foi ni loi. Une brute. Tom Hardy impressionne par son physique démesuré et sa force. Son visage masqué tout le long du film ne laisse entrevoir que ses yeux. Mais quels yeux! D'une expressivité à vous glacer le sang. Ses yeux parlent, mais tout son corps également. La démarche lourde et puissante. L'assurance de son port de tête. Les stigmates que portent son corps. Tout cela fait de Bane un personnage qui non seulement nous hante encore quelques heures après la fin du film, mais également un monstre angoissant et fascinant. On découvre également que Bane et Bruce Wayne, ne sont finalement pas si différents l'un de l'autre et que c'est peut-être dans les mêmes souffrances qu'ils vont chercher la rage qui les anime. Un petit détail un peu gênant tout de même: sa voix. Là, il a un truc qui ne fonctionne pas vraiment. Elle est trop modifiée à mon goût.


Les rôles féminins ne sont pas en reste. Anne Hathaway, en Catwoman, surprend. Non seulement la jeune femme bénéficie d'une plastique à damner un saint, mais jamais elle n'aura eu ce regard et cette voix incroyable. Pour ma part,  j'ai découvert une actrice, une vraie. J'ai moins été touchée par Marion Cotillard (qui ne sait pas faire quelque chose... mais je ne peux pas vous dire quoi, sinon, vous saurez... mais indice: ça se passe dans un camion...)

Et il ne faut surtout pas oublier Michael Caine qui incarne un Alfred hyper touchant. Il m'a émue. Il donne une note intimiste à ce film d'action. Cet acteur anglais prestigieux donne beaucoup de sensibilité au personnage d'Alfred et le flanque d'un bel humour plein de tendresse.


Nous sommes 8 ans après la mort de Harvey Dent. Les prisons de Gotham sont pleines et la paix règne sur la ville. Bruce Wayne vit reclus, soignant son corps et ses bleus à l'âme. 8 ans que le Batman n'est plus apparu. Une nouvelle menace plane sur la ville: elle porte le nom de Bane. Je ne sais que vous dire de plus au risque de dévoiler des éléments importants de ce 3ème volet qui tient toutes ses promesses. Nolan ne nous laisse que peu de répit et nous scotche littéralement sur nos fauteuils. On relèvera aussi un ancrage dans la réalité encore plus fort que dans "Batman begins" ou "The Dark Night". Gotham City est représentée une fois de plus comme une ville réelle. Les références à la politique actuelle sont fortes et les peurs de notre société largement exploitées (terrorisme, arme nucléaire,...). D'une noirceur supérieure aux deux précédents épisodes et baignant dans une ambiance apocalyptique, "The Dark Knight rises" fait définitivement et durablement du réalisateur de "Inception" une référence et de Batman, une légende.


Votre Cinécution

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