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mardi 27 mars 2012

FIFF 2012- Mardi 27 mars

Une journée qui a débuté par une puissante panne d'oreiller! Je me suis réveillée en sursaut à midi... et ma première séance était à 13h! Youhou, le ton de la journée était donné! 5 séances successives, avec en tout et pour tout, 20 minutes de pause! Comme m'a demandé une amie aujourd'hui : "Tu as eu des coups de coeur?" "Au moins 20!" lui ai-je répondu... ce à quoi elle a rétorqué:"Toi, faut arrêter la drogue!"...

 

One.Two.One - Mania Akbari


Une femme, trois hommes. Des rencontres, des séparations. Des rapports entre les êtres qui s'inversent. En toute honnêteté, on ne comprend pas tout de suite de quoi il s'agit. Mais rapidement (enfin, lentement, parce que le film est une succession de longs plans séquences) on réalise que tous ces personnages se connaissent, ont des moments de vie communs et un lien qui les unit. Ce film, c'est aussi l'affirmation de soi d'une jeune femme qui a été très belle et qui aujoud'hui est défigurée.Il lui semble dès lors que les rencontres intimes appartiennent au passé.
Ce film est réalisé par Mania Akbari, une femme peintre iranienne devenue cinéaste. Ce film, c'est une succession de tableaux. On a un ambiance générale par tableau, mais on se rend compte que ce sont les détails qui sont réellement importants: la gestuelle des protagonistes, leurs dialogues. Un film fascinant et saisissant, qui m'a montré une fois de plus, que la femme iranienne est une femme forte et courageuse, qui pourrait bien être l'avenir de son pays.


 

The Last Friday - Yahya Al-Abdallah


Youssef, la quarantaine, divorcé, chauffeur de taxi, criblé de dettes. Voilà le portrait du personnage principal. Youssef a quasiment coupé tout contact avec son ex-femme et son fils. Un souci de santé qui nécessite une intervention chirurgicale, l'oblige à reprendre contact avec eux. Enfermé dans sa condition d'homme ruiné au revenu plus que modeste, Youssef rêve de retravailler comme vendeur de voitures comme il l'avait fait par le passé. Entre son ex-femme qui a refait sa vie avec un homme à la situation financière plus confortable et son fils ado qui sait à peine lire, Youssef tente tant bien que mal de faire face à la situation.
De belles images, de belles lumières, une belle réalisation, mais un petit je-ne-sais-quoi qui m'a laissée sur ma faim.

 

 

 

 

 

 

11 Flowers - Wang Xiaoshuai

 
Un film sur l'enfance et sur la perception de ce qu'est réellement le monde des adultes, avec en toile de fond, la révolution culturelle chinoise. Le jeune Wang a 11 ans et est tout fier de mener les classes de gymnastique de son école. Il fait parti d'une bande de 4 gamins. Il y a l'intello, le rondouillard, le "plus petit" et lui. Tous ont des surnoms : Mouse (souris) ou Louse (La Teigne) par exemple. Il y a aussi une chemise. Une chemise qui a coûté plusieurs mois de coupons à la famille de Wang et sur laquelle il doit veiller avec beaucoup de soin. La mère est autoritaire, le père est un "artiste".
Un jour que les enfants jouent près de la rivière, Wang tombe à l'eau. Ses copains, pour l'embêter, jettent sa chemise dans la rivière. Wang est fâché. Les amis se disputent et Wang reste seul au bord de l'eau. Il croise alors un fugitif qui s'empare de sa chemise. S'en suit une plongée dans le monde des adultes et une désillusion pour le petit Wang. Un beau film, mais un peu long quand même au vu du sujet (pas loin de 2 heures).



La Mort est dans le Champ et Scent of an Angel



- La Mort est dans le Champ, court-métrage animé de Patrick Chappatte, que l'on ne présente plus, qui traite du nettoyage du territoire libanais des millions de sous-munitions explosives qui ont été larguées durant les 5 années du conflit Israélo-Libanais.


- Scent of an Angel. Il s'agit d'un documentaire qui s'articule autour de familles de personnes enlevées pendant et au lendemain de la guerre civile libanaise. Aucune de ses familles ne sait si leur proche est encore vivant ou mort. Comme le dit une femme :"Il n'y a pas pire attente que celle d'attendre quelqu'un qui ne vient pas."
Ce documentaire est extrêment stylisé et surréaliste. Chaque tableau "fictif" représente un jour attendu, celui des retrouvailles, un rêve récurrent.
Cela dit, si l'on devait enlever le son à ce documentaire, ce ne sont pas les images qui nous indiqueraient que nous sommes au Liban. Ce sont des images universelles, car suréelles. Des décors montés de toutes pièces. Ce qui base le documentaire sur les liens humains qui ont été brisés, et ne délivre pas ou peu de message politique. Je n'ai pas autant été touchée par Scent of an Angel que je l'ai été par The Green Wave (qui parle de la vague verte iranienne), probablement à cause de l'absence de lien avec la réalité.
Un documentaire que l'on pourrait rapprocher de Nostalgia de la Luz de Patricio Guzman, principalement parce qu'il met en lumière la difficulté à faire son deuil en l'absence du corps du défunt.



The Rambling Guitarist - Saito Buichi


J'ai passé un excellent moment. Un de ces films japonais de la fin des années 50 où tous les protagonistes portent la banane et des costumes avec des pantalons à pinces. Le héro, Taki, as de la gachette et guitariste romantique tombe amoureux, alors qu'il traverse le Japon comme a poor lonesome "cowboy". Des scènes de duels sur un bateau de marchandises, des scènes de combats farfelues dans des bars, une chanteuse de bar qui nous rappelle Rita Hayworth dans Gilda... du bonheur! Un de ces films qui fait du bien, comme les films d'Elvis (même si la majorité sont plus tardifs)... vous voyez comment?


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